« Look in thy heart, and write » - Astrophel and Stella, Sir Philip Sidney

jeudi 14 avril 2016

Voyage à Florence et quelques autres villes de Toscane

Pour voir l'album des photos du voyage sur Flickr, c'est ici


Voyage en Toscane, Italie
© Février 2016




C'est dans le cadre de mes études en classe préparatoire (hypokhâgne) que j'ai eu l'occasion de faire le tour de quelques villes situées en Toscane, et notamment de visiter Florence (qui est la plus belle ville du monde) (oui). 

Je vais donc vous faire faire un tour des photos que j'ai prises là-bas, que ce soit celles avec mon Canon et qui sont présentes sur Flickr, ou celles prises avec mon iPhone quand la luminosité ne me satisfaisait pas (et qui, elles, sont inédites). Edit : je viens de me rendre compte que j'ai perdu les photos de mon iPhone car j'en ai eu un nouveau et je me suis dit que ça ne servait à rien de garder mes photos, en oubliant que j'avais celles de Florence. On va donc se contenter de celles publiées sur Instagram (emeline.a).

Medici's House



On a donc commencé ce voyage avec la visite de la maison des Medicis, célèbre famille de banquiers qui sont présents dans la série Da Vinci's Demons (que je recommande) (non ce n'est pas du placement de produit, j'ai 0 follower). 

La demeure était incroyable et j'ai décidé d'habiter là-bas (never say never, comme dirait ce grand homme du XXIème siècle). 









La Naissance de Vénus de Botticelli
La Naissance de Vénus de Cabanel

A suivie la visite, qui paraissait interminable mais qui était des plus enrichissantes, de la Galerie des Offices, celle qui contient la célèbre Vénus de Botticelli que d'ailleurs je n'aime pas énormément (je préfère largement celle de Cabanel) et de qui j'ai grandement préféré Primavera ("le printemps") qui était présente aussi. 

Primavera, Botticelli
L'arrière-plan du blog est une photo prise à cet endroit, mais la statue qui m'a le plus plue, c'est sans conteste Le groupe du Laocoon (qui est en fait sa reproduction, l'originale se trouvant au Vatican). 


Quelques informations à son propos : elle a été réalisée vers 40 av. J.-C. par les Rhodiens Agésandros, Athénodore et Polydore, et sculptée dans un bloc de marbre à grains fins. L'originale mesure 2,42m sur 1,60m. Cette sculpture, typique de l’art hellénistique, représente un mythe (cf. L’Odyssée, L’Énéide) selon lequel Laocoon, ayant voulu prévenir les Grecs contre le cheval de Troie, y lancera son javelot, mais sera ensuite tué, avec ses fils, par deux serpents ; morts qui seront vues comme un châtiment indéniable : les Troyens laisseront donc entrer le cheval dans la ville.


Le groupe de Laocoon


« Mais eux, sûrs de leur but, marchent sur Laocoon. C'est d'abord les corps de ses deux jeunes fils qu'étreignent les serpents : ils se repaissent de la chair en lambeaux de leurs malheureux membres. Ensuite, c'est Laocoon lui-même, accouru les armes à la main à leur secours, qu'ils saisissent et enroulent dans leurs immenses anneaux : par deux fois déjà ils ont ceinturé sa taille, par deux fois autour du cou Ils ont enroulé leurs croupes couvertes d'écailles, le dominant de leurs nuques dressées. Aussitôt, Laocoon tend les mains pour desserrer leurs nœuds, ses bandelettes dégouttant le sang et le noir venin, alors que ses horribles clameurs montent jusqu'au ciel — ainsi mugit un taureau qui, blessé, fuit l'autel, alors qu'il secoue de son col la hache mal assurée. »
L’Énéide, Virgile, chant II


Cette œuvre est incroyable notamment de par sa représentation du mouvement et de la posture centrale.





Quelques tours de Florence nous ont permis de découvrir la ville et surtout Il Duomo, le célèbre bâtiment dont le dôme avait été un vrai défi à construire : en effet, la cathédrale reste plusieurs décennies sans dôme, comportant tout simplement au trou à son milieu, et les maîtres d'ouvrage de ne savoir comment construire un dôme qui tienne et qui soit aussi massif.
Ainsi, en 1418 ils font appel à tous les architectes au monde, ou du moins d'Italie, qui se précipitent alors pour gagner 200 florins et une renommée bien entendu incroyable. Filippo Brunelleschi, orfèvre qui n'avait jamais rien construit au niveau architectural, leur proposa son projet, et, puisqu'il ne voulait pas leur expliquer et voulait qu'on lui donnât directement la direction du dôme, il leur dit que celui pouvant faire tenir un œuf debout pourrait comprendre son projet. Ainsi, ils s'y mirent tous, bien entendu sans y parvenir, et il montra enfin sa solution : Brunelleschi prit l'œuf, et le posa en cassant le bas arrondi pour qu'il devienne plat. La direction du dôme lui fut donnée. 


C'est incontestablement mon bâtiment préféré à Florence.
Nous avons aussi pu admirer le David de Michel-Ange avec à ses côtés Hercule et Cacus. Une photo bateau vous intéresserait sûrement plus mais un autre angle de vue a arrêté mon œil lorsque je les ai aperçus entre deux colonnes (et le noir et blanc fait merveilleusement bien ressortir les détails qui tiennent du génie de Michel-Ange, à propos duquel je vous conseille le roman Le ciel de la Chapelle Sixtine). 

David, Hercule et Cacus

Pour éviter de vous faire un récit exhaustif du voyage, nous allons passer à la dernière journée à Pise, lors de laquelle j'ai eu la chance de voir, non la tour de Pise qui n'est pas un bâtiment des plus intéressants "architecturalement" parlant, mais bien le bâtiment en face, le Baptistère de Pise. Je n'ai jamais été si proche, en entrant dans ce bâtiment puis en découvrant la majestuosité de son acoustique, du syndrome de Stendhal (sans vouloir me vanter) (si, j'en suis particulièrement heureuse). Cette acoustique, qui crée d'incroyables effets sonores, et qui permet d'entendre, à certains endroits, à merveille quelqu'un qui se trouverait à plusieurs dizaines de mètres, est due à la disposition des éléments architecturaux (on en a un exemple dans la série Da Vinci's Demons). Je ne me souviens plus exactement de ses causes exactes mais voici un exemple qui pourrait vous faire entrevoir ce que c'est, bien que l'expérience in real life soit inégalable : https://www.youtube.com/watch?v=IK-LPFFFQEE

Voici donc le dôme en question, puis quand même une photo de la tour de Pise (je n'ai pas compté le nombre de beaufs faisant des photos avec la tour entre leurs doigts, mais si j'en avais fait un jeu à boire, 5 minutes auraient suffi pour que l'on ne tienne plus debout).




© Toutes les photos m'appartiennent et ne sont pas libres de droit, merci de me demander avant d'en utiliser. Pour les voir dans leur totalité : c'est ici.

-- Emi